La République confisquée



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La République confisquée.

Au lendemain de la Révolution de 1789, l’espérance du peuple était portée par la devise «Liberté, Égalité, Fraternité ». La devise nationale n’a servi qu’à masquer un déni de démocratie, la République étant rapidement confisquée par une petite classe de nantis qui succédait à la noblesse.

Dans le creuset parisien se concentre l’essentiel des pouvoirs, financier et politique du pays. Les aspirations du peuple n’ont pas grande place. Dans la gouvernance du pays, l’entre soi favorise la confidentialité des conflits d’intérêts et des abus de biens sociaux. L’idéal d’une « République indivisible, laïque, démocratique et sociale », inscrit dans la Constitution française s’avère aujourd’hui vide de sens, au regard des pratiques politiciennes et d’un obscur mélange des genres dans les prises de décision des gouvernements.

Le système politique de la France, fille aînée de l’Eglise, est bâti sur un schéma pyramidal apparenté à celui de l’Église romaine. Son élite est issue des grandes écoles parisiennes et en particulier de l’École Nationale d’Administration. Il y a peu, 80% des effectifs de l’É.N.A. étaient issus de Sciences-Po Paris. L’écrasante majorité des étudiants de Science-Po Paris est constituée par la progéniture des classes aisées de la capitale. Ces jeunes gens, à l’issue de leurs études, se côtoieront durant la majeure partie de leur carrière, constituant un réseau de « gens de bonne compagnie », dans le monde de la politique, de la haute administration et du monde des affaires. Cette coterie de gens influents est très peu concernée par les problèmes ordinaires de la multitude des citoyens. Le système électoral est conçu comme un entonnoir qui canalise les suffrages de la base vers cette petite communauté. Le système conduit à une organisation quasi mafieuse dont le sommet de l’iceberg émerge avec la mise en examen de Présidents de la République par la justice. Le Président Chirac inauguré une nouvelle ère judiciaire pour les responsables politique et avec le Président Sarkozy la population réalise l’étendue des dégâts. Il n’y a pas grand chose à attendre d’un Conseil constitutionnel sous influence. constitué de personnages nommés par les premiers personnages de l’Etat et dans lequel siègent les anciens Présidents de la République.

Le déni politique du vote blanc, qui exprimerait le mécontentement de l’électeur devant le système ou les choix proposés, pousse l’électeur, au mieux vers l’abstention et au pire vers un vote protestataire en faveur des extrémistes de tous bords, réceptacles de toutes les frustrations. La digue du Front Républicain résistera-telle encore longtemps devant le désespoir des citoyens?

Les nouveaux princes de la République

Les organes de direction des Partis Politiques Nationaux, les États-Majors des grandes Entreprises industrielles, les directions des grandes Administrations, sont tous sous l’influence de la petite caste fortunée formée dans la matrice des grandes écoles de la République. Les carrières se négocient entre gens de bonne compagnie. Les passe-droits administratifs et les remerciements plus concrets s’y échangent dans un discret mélange des genres propice au trafic d’influence. Pour fonctionner avec un maximum d’efficacité, à part quelques rares exceptions, le système veille à éviter l’admission d’acteurs exogènes non-initiés. A ce niveau, les petits élus provinciaux se heurtent à un plafond de verre. Le suffrage universel se limite à désigner la coalition gouvernementale qui bénéficiera des privilèges qu’offre le pouvoir, dont ceux de favoriser la carrière des amis et d’orchestrer les «  bons offices » entre le corps de l’État et les grands intérêts financiers.

La particularité d’une frange non négligeable de cette élite, s’apprécie par le nombre de ses membres qui, dans le déroulement de leur carrière, ont été cités dans des affaires délictueuses, parfois mis en examen et exceptionnellement condamnés pour trafic d’influence, abus de biens sociaux, favoritisme ou délinquance financière. Les aléas « professionnels » de ces citoyens peu ordinaires n’affectent pas trop leur sommeil, leurs valeurs sont simplement « différentes » de celles du commun des citoyens. Leur bonne conscience s’apprécie à la couleur de la décoration qu’ils portent à la boutonnière de leur veston, avec une certaine ostentation, et à la virulence de leur indignation quand ils sont convoqués par la justice ou confrontés à la prose des « chiens », les journalistes d’investigation qui dévoilent leurs indélicatesses. Claude Guéant, proche de Nicolas Sarkozy illustre parfaitement le sujet. Le Canard enchaîné rapporte, dans son édition du 18 novembre 2015, les attendus des juges qui l’ont condamné à 2 ans de prison avec sursit, 5 ans d’interdiction d’exercer toute fonction publique et à 75 000 euros d’amende. Les juges soulignent « un mépris assumé de la loi », « une certaine indécence », du haut personnage. Ils ajoutent que Géant: « pour des motivations personnelles, s’est enrichi au détriment de l’intérêt général(…), a transgressé les lois de la République (…), a porté une atteinte d’une extrême gravité à l’ordre public (…), aux valeurs de la démocratie républicaine et à la transparence de la vie publique » . L’affaire remontait à 2004, mais d’autres affaires plus récentes, liées au mandat présidentiel de Nicolas Sarkozy, comme le dossier libyen, l’affaire Tapie, entre autres, sont à l’instruction. Mais tout cela est sans doute appelé à faire « Pschitt! » selon une formule célèbre de Chirac quand il était confronté à des problèmes judiciaires. Les affaires qui concernent les nouveaux Princes de la République se terminent en général par un non lieu en dernier recours.

Dans le chaudron de l’É.N.A, a longtemps mijoté une pensée unique, génératrice d’un esprit totalitaire centralisateur dépourvu d’esprit pratique et de la plus petite parcelle d’intelligence du cœur. C’est en particulier de cette carence que souffre le plus l’exercice d’un Pouvoir, confisqué par le Coup d’État silencieux de nos oligarques hexagonaux. Il est de règle de ne pas évoquer la gabegie financière de nos seigneurs modernes, mais de faire payer leurs erreurs par les citoyens. Il n’est pas question d’évoquer la responsabilité des têtes pensantes du corps de l’Etat, quelle que soit la catastrophe financière dans laquelle ils plongent l’État, comme par exemple le « Plan comptable » de Bull, les « erreurs » du Crédit Lyonnais ou encore l’imprévoyance d’ EDF. Ce dernier, avant de s’atteler au financement des chantiers de déconstruction des 58 centrales nucléaires usagées, envisage déjà la construction de 30 à 40 EPR destinés à les remplacer (Le coût initial inférieur à 3,5 milliards d’euros, prévu pour la construction de l’EPR de Flamanville, atteint 10,5 milliards à l’automne 2014 et le chantier est loin d’être mené à son terme. Personne ne se hasarde à avancer une estimation du coût de déconstruction des centrales usagées, ni à évoquer le problème des gravats et matériels contaminés. ) . EDF devra en outre financer le projet d’enfouissement des déchets radioactifs, une partie de la faillite d’Areva et sans doute résoudre les problèmes liés à la construction de l’EPR finlandais quand elle aura repris le secteur « réacteurs » de la filière nucléaire française. Ces exemples sont loin d’être les seuls.

S’il manque de l’argent dans les caisses de l’État, on parle du déficit d’un onéreux système de soins dont profitent abusivement le corps médical et les administrés, de retraites trop confortables pour les travailleurs, d’un assistanat qui favorise la  fainéantise chez les chômeurs et de services publics qu’une nécessaire rentabilité contraint à réduire ou à supprimer, au profit de sociétés de droit privé.

Au sein de la coterie dirigeante, environ trois cents membres sont issus du corps de l’Inspection Générale des Finance. On est en droit de se demander si l’arithmétique fait partie du programme. Environ la moitié de ces grands serviteurs de l’Etat sont recrutés par  des entreprises privées, tant pour leurs compétences en matière d’optimisation fiscale que pour leur réseau de relations influentes dans les hautes sphères du pays. Formés à une certaine gestion des finances publiques, quelques unes de ces têtes pensantes monnayent leur talent en conseils pour faciliter une évasion fiscale massive. Le service de l’État n’est qu’un passage obligé vers le formidable ascenseur social et les opportunités personnelles qu’offre cette voie royale vers les sommets où se concentrent influences et argent.

L’abstention électorale

Les luttes intestines au sein des états-majors politiques,  pour accéder aux premiers postes du pouvoir ont fait oublier à cette nouvelle noblesse d’Etat les projets de société destinés à l’amélioration du sort des citoyens, ainsi que les obligations au service de la Nation et des administrés. Les contenus idéologiques sont réduits à un verbiage où le mensonge le dispute à l’hypocrisie. Seuls subsistent les partis extrémistes tenus à l’écart du pouvoir, dont l’idéologie populiste la plus décervelée agrège toutes les frustrations de la base électorale, encouragent la violence et créent un climat de haine. C’est en période de crise économique et par un discours populiste que Hitler est parvenu au pouvoir en Allemagne, avec les terribles conséquences qui s’en sont suivies.

En France, l’abandon des valeurs de la République, au profit d’avantages immédiats par la communauté dirigeante, a généré au fil des alternances politiques de façade, un profond désespoir qui s’exprime par une terrible colère. Devant l’évidence des priorités des Gouvernements successifs, l’électeur est plus motivé par sa révolte contre les gouvernants que par un reste de convictions politiques républicaines. La première cause de l’abstention massive du corps électoral est la détérioration morale du corps politique et l’absence de projet de société porteur d’espoir. Cette abstention est en réalité un signe très fort, qui exprime une défiance envers une coterie politicienne qui a montré son peu d’intérêt pour les administrés. L’abstention ne saurait être assimilée à un simple désintérêt de l’électeur pour la politique de son pays. C’est au contraire l’expression de son désespoir et le stigmate le plus visible de la faillite du système politicien centralisé qui étouffe les régions et entrave leur dynamisme économique. La France est ainsi gouvernée par défaut, de façon minoritaire, depuis la fin du gaullisme d’après-guerre. L’absence d’idéal politique au sein des principaux appareils politiques qui se disputent le pouvoir, une complicité affirmée avec le monde des affaires et une discipline parlementaire autoritaire imposée aux représentants élus par la base ont inéluctablement conduit à l’abandon des valeurs républicaines au profit des valeurs boursières à travers le filtre de l’intérêt personnels des dirigeants politiques. C’est ainsi que le 19 novembre 2015, le Sénat a rejeté  une proposition de loi visant à instaurer, pour les sociétés françaises comptant plus de 5000 employés en France, ou plus de 10.000 dans le monde, un plan de prévention concernant les risques d’atteinte aux droits de l’homme, de dommages corporels, environnementaux et sanitaires. Le Sénat a ainsi satisfait aux désirs de l’organisation patronale qui jugeait sans doute le texte trop contraignant et coûteux. L’état de la planète, les droits de l’homme et la sécurité des ouvriers ne sont pas générateurs de bénéfices immédiats. Pour satisfaire au lobby des viticulteurs et des fabricants de spiritueux, le Gouvernement de Gauche a détricoté la loi Evin destinée à lutter contre les conséquences sanitaires de la consommation d’alcool. Comme l’allègement des contraintes de sécurité des employés dans les entreprises susceptible d’augmenter les accidents de travail, l’impact sanitaire de la consommation d’alcool participe à creuser le déficit de la Sécurité sociale.

L’administration des territoires français, de l’Hexagone et d’Outre mer, reflète la survivance d’une idéologie de centralisme d’Etat complètement obsolète. Cette idéologie est portée par des élus dont l’horizon est resté obscurci par les guillotines de la Terreur post révolutionnaire du modèle jacobin. Les personnalités qui s’engagent dans la vie politique avec des convictions républicaines fortes, sont rapidement confrontées aux réalités du système. Au lieu de porter à l’Assemblée nationale les aspirations de leur base électorale, ils sont rapidement transformés en bateleurs de foire, pour faire redescendre vers le bon petit peuple les éléments de langage élaborés dans les salons feutrés de l’intelligentsia parisienne. Dans ce contexte, les notions de droite et de gauche n’ont que peu de signification. Ces deux pans de l’alternance politique ont fait leurs études dans le même moule et  sont nourris aux mêmes sources de financements. Les bailleurs de fonds qui alimentent les campagnes électorales en attendent un retour rapide sur investissement. Sans doute y a-t-il un début d’explication à l’acharnement du Président et de son Premier ministre à donner satisfaction à la société Vinci qui a obtenu le marché de la construction de l’aéroport de Notre Dame des Landes? En effet devant les rapports objectifs qui démontent les motivations économiques du projet, devant le refus d’une partie de l’électorat de la Majorité de soutenir le projet et les interrogations de la Ministre de l’écologie, il est permis de se poser des questions de simple bon sens. De plus, les études montrent que l’équipement existant peut être amélioré pour un coût bien plus économique, Le fait que Monsieur Le Drian, Président de la région Bretagne et proche du Président Hollande, ait écarté les écologistes du Conseil régional permet de museler une partie des opposants au projet.

Une République, deux populations

Les ravages de la philosophie du profit à court terme se mesurent en France à l’abandon programmé des services publics de proximité dont l’élite nantie n’a que faire, si ce n’est en prendre le contrôle sous forme de société commerciale à bénéfices garantis. La restriction de l’action sanitaire et médicale publique et la dégradation planifiée du système de protection sociale, seuls remparts entre la masse des citoyens les plus modestes et l’exclusion, en sont les exemples les plus dramatiques. Une frange importante de la population paupérisée bascule dans le «Quart Monde», véritable trou noir où disparaissent de plus en plus de personnes qui y cachent leur misère dans un ultime sursaut de dignité. Culpabilisée par des saillies d’hommes politiques dédaigneux, aux émoluments garantis,  qui les traitent de fainéants, de cancer de la société ou qui s’en gaussent en parlant des « sans dents », cette population devient invisible et silencieuse. Dépouillé de sa dignité, l’être humain ne se révolte plus, il s’éteint doucement en se mettant à l’écart. Ceux qui ne sont pas réduits à ce stade, peuvent encore se révolter contre la barbarie du système. Ils n’en tireront aucun avantage pour eux même, sauf la satisfaction de s’être, à un moment de leur vie, révolté contre l’iniquité. Après avoir récupéré leur dignité, ils pourront cultiver l’espoir de voir leur descendance moins méprisée, à condition de ne pas répéter les erreurs des années qui suivirent la Révolution de 1789.

Au sommet de l’échelle sociale de la République, la solidarité se traduit en termes d’échange de services, sur fond de trafic d’influence et de favoritisme, ce qui en fait toute la prospérité. Après le quinquennat de Nicolas Sarkozy, fertile en exemples, celui fourni sous la présidence Hollande par l’affaire qui a amené en 2009, Faouzi Lamdaoui devant la justice, pour « abus de biens sociaux, faux, usage de faux et blanchiment », nous montre que la pratique n’est pas l’apanage d’un seul parti politique. Proche de François Hollande, Lamdaoui l’a suivi à l’Elysée comme conseiller jusqu’à ce que ses ennuis judiciaires soient connus du public. Selon le journal « L’Express », le prévenu serait sorti d’une entrevue avec le Président Hollande avec l’assurance de son soutien, ce qui n’est pas anodin compte tenu de la proximité des procureurs de la République avec le pouvoir politique. A la suite de cette entrevue, l’avocat Jean-Pierre Mignard, ténor du barreau et autre ami de François Hollande se charge du dossier. Un socialiste bien informé explique le soutien du Président de la République: « Faouzi a été le compagnon des mauvais jours comme des bons jours de l’ex-premier secrétaire devenu président. Il a vu, su et entendu beaucoup de choses. S’il explose en vol, ça peut faire du vilain ». A l’Elysée, les tenants de l’intégrité et de la dignité nationale retenaient leur souffle jusqu’au jugement prévu pour le 17 novembre 2015. Ils purent enfin respirer quand à ce moment, le tribunal correctionnel de Paris a annulé l’ensemble de la procédure judiciaire visant Faouzi Lamdaoui. Circulez, il n’y a rien à voir !

Au bas de l’échelle, la solidarité est un sentiment humain gratuit et désintéressé qui s’exprime dans le bénévolat, ce qui en fait toute la noblesse. Confronté à la couardise des élus et à la forfaiture de certains hauts responsables politiques, le peuple se mobilise pour tenter de colmater les brèches en s’engageant dans l’action bénévole au sein du Secours Populaire, du Secours Catholique, des Restaurants du Cœur et autres associations caritatives ou humanitaires au service des abandonnés de la République.

Pour conclure,

Le centre d’étude de la vie politique française (Cevipof) a parfaitement résumé l’attitude des Français au regard du système politique. Une étude approfondie, menée vers la fin de l’année 2010 sur le sujet, indiquait que 83% des Français estimaient que les responsables politiques ne se préoccupaient pas ou peu de ce qu’ils pensaient. 57% jugeaient que la démocratie ne fonctionnait pas bien en France. Cerise sur le gâteau, 64% des Français jugeaient les élus et les dirigeants nationaux « plutôt corrompus ». A cette époque, le Président Sarkozy et ses proches étaient en charge des affaires de la France, mais les résultats auraient sans doute été les mêmes sous Chirac ou Hollande. Gageons que si les partis politiques avaient de vrais projets de société à proposer au peuple des administrés, en accord avec les valeurs inscrites dans la devise de la République et qu’une fois au Gouvernement ils s’employaient à les mettre en œuvre dans le respect des règles démocratiques, l’abstention électorale serait bien moins importante. Pour cela, il faudrait combattre la menace brandie par le grand patronat et ses amis politiques: fuite des capitaux, expatriation des contribuables les plus riches et délocalisation des entreprises. En fait ce problème relève plus de la délinquance financière et d’une institution judiciaire indépendante que du Gouvernement. Pourquoi faudrait-il accepter, qu’après avoir fait fortune en France, un individu puisse s’exonérer de ses devoirs au regard de la fiscalité et de solidarité nationale, ou qu’une société ayant fait des bénéfices sur le marché intérieur français se délocalise pour ne pas assumer ses responsabilités fiscales ? Monsieur James Tobin, prix Nobel de l’économie en 1972 nous a donné un mode d’emploi, mais il ne fait évidemment pas l’affaire des possédants qui ont su capter l’oreille des élus en charge du destin de la Nation.

Je ne souhaite pas être le prophète du pire, mais si cette analyse comporte un fond de réalisme, les élections présidentielles de 2017 pourraient constituer une sorte de séisme. Dans l’hypothèse où les auteurs des tristement célèbres saillies « Casse toi pov’con » et des « sans dents » seraient les seuls candidats des deux partis traditionnels de gouvernement, il est raisonnablement probable que ce soit la représentante du parti xénophobe qui l’emporte, avec son discours porteur d’une haine qui grandit sur le terreau du désespoir, de le peur, des frustrations et de la colère. Les autorités supérieures de l’Etat garantes de l’honneur de la Nation désigneront une fois encore, comme responsables du désastre, les  « lanceurs d’alerte » et autres « déclinologues » ou encore les journaux nationaux qui rapportent leurs comportements irresponsables ou délictueux.

Kan ar Peulvan 21 octobre 2015

Dernière mise à jour le 18 février 2016

voir: Liberté-Egalité-Fraternité par Guy Le Nair  Ed.   TheBookEdition.com